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 One-Shot /// Les trois fois où l'on m'a brisé.

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ADMIN & RIOT — sexiest teacher


☆ date d'arrivée : 08/12/2014
☆ potins balancés : 5082

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MessageSujet: One-Shot /// Les trois fois où l'on m'a brisé.   Mer 9 Sep - 2:12

Eliakim

« Les trois fois où l'on m'a brisé. »


Nous portons tous des masques, et vient un temps où on ne peut plus les retirer sans s’arracher la peau.

A tes côtés le beau garçon te sourit. Vous venez de terminer une partie de Mario sur une console qui dans quelques années, sera une antiquité. Il fait chaud dehors, le soleil tape fort et les arbres affiches des feuilles jaunes, brûlées par le soleil. Toi tu as chaud, tu es torse-nu dans ta chambre. Lui aussi. Tu remarques pour la première fois la forme de son torse juvénile, il est très beau. Ses yeux bleus te font craquer, tu te mord la lèvre sans ose le regarder d'avantage. Tu sais que ce que tu fais est mal, mais tu ne peux t’empêcher de le détailler encore et encore. Il le remarque, il s'approche de toi. Vos cuisses se touchent, ton pouls s'accélère. Tes mains sur la manette de la console deviennent moites, tu trembles légèrement. Et en une fraction de seconde, tu sent quelque chose de chaud se poser sur ta cuisse. Une mains, sa main, qui remonte doucement vers ta taille. Choqué tu lèves la tête vers lui. Il retire sa main, ayant peur que tu le repousses sans doute. Mais sans te contrôler, tu avances et en un geste fébrile, tu poses tes lèvres sur sa bouche. Il frissonne, tu sent ses mains se poser sur tes hanches alors que tu l'allonges sur ton lit. Vous avez seulement 14 ans. Toi Eliakim tu ne sais plus où donner de la tête. Maladroit tu l'embrasses, le touches, te presses contre lui douloureusement. Lui, Cyal, essaye de t'enlever ta ceinture mais il n'arrive pas à détacher la boucle. Ses mains tremblent trop, il soupire alors que tu attaques son cou de baisers enflammés. Pour la première fois de ta vie tu désires quelqu'un. C'est maladroit, le désir s'enflamme et les gestes deviennent trop rapide. Mais un bruit te fait sursauter. Tu te retournes, à la porte de ta chambre un homme immense te regarde en serrant les points. Ton père...

« Pars ! » Sont les derniers mots que tu hurles à l'intention de Cyal alors qu'il fuit hors de ta chambre en enfilant son tee-shirt. Toi, tu trembles déjà. La première gifle fait exploser ton tympan, les suivantes t’assomment sans que tu ne puisses lutter. Vainement tu tentes de protéger ton visage mais aujourd'hui il est trop en colère, il a trop de haine. Tu tombes au sol, il t'assome de coups de pied, tu essayes de te glisser hors de la chambre mais il t'attrape par le cou. Il serre, tellement que l'oxygène finit par te manquer. Heureusement il lâche sa prise, tu tombes au sol. Le sang coule de ton nez, de ta bouche, de ton arcade droite ouverte. C'est la fin, tu le sent. Tu n'arrives plus à sentir les coups, tu n'entends plus les insultes homophobes qui pleuvent de la bouche de ton père. Tu vois seulement une masse trouble arriver dans ta chambre, pousser ton père et s'agenouiller devant toi. Tes yeux sont gonflés, ta tête frappe de tous les côtés, un peu de sang coule de ton oreille droite car ton tympan a explosé quelques minutes avant. « Maman est là... » Mais tu n'entends pas. Tu te raccroches seulement à la bonne odeur de lavande qui vient de la personne sur laquelle tu es presque couché. En espérant que ce sera la dernière fois, tu pleures. Un enfant, tu n'es qu'un enfant qui a embrassé un autre garçon. Pour un baiser, un simple baiser...


Celui qui ne pleure pas la perte d'un proche n'existe pas vraiment.

Eliakim se réveille en sursaut. Une angoisse violent le prend à la gorge, rien n'ira aujourd'hui. Sans comprendre, il se lève et cherche des yeux le corps chaud de son amant. Mais rien. Pensant que Leigh et sous la douche, il tend l'oreille mais n'entend pas le bruit de l'eau qui coule. Leigh était bizarre hier soir, peut-être qu'il lui cache quelque chose ? Non c'est pire que ça. Eliakim le sait, il le sent. Alors le beau blond commence à chercher des yeux la présence de son amant. Rien... Devant lui, face à son lit, son armoire est ouverte. Quelques vêtements sont au sol, il manque toutes les affaires de Leigh. Ainsi que deux valises. Rapide comme l'éclair Eliakim traverse l'appartement pour arriver jusqu'au salon. Il manque le portable de Leigh, ses effets personnels, il manque tout. « Leigh ? Bébé ? » Hurle Eliakim, en proie à une angoisse violente. Ses mains tremblent, il ne comprend pas. Il cherche des yeux mais ne rencontre que le froid de son appartement, cet appartement qui lui semble repoussant maintenant. Ils ont pourtant vécus de si belles choses ici, il a l'impression aujourd'hui que les murs se rapprochent et qu'il va étouffer. D'ailleurs l'air lui manque, il ne respire plus il attend. Il lui semble que Leigh va sortir de la cuisine, deux cafés dans les mains et son sourire heureux sur les lèvres comme toujours. Mais rien, il manque même le parfum de son amant. Parti ? L'idée lui déclenche une violente douleur au cœur, Eliakim porte sa main à sa poitrine pour calmer cette douleur qui le fait grimacer. Son cœur se déchire, une liquide glacé coule en lui. C'est enfin qu'il voit la petite enveloppe posée sur le canapé. Il l'ouvre  et lit les quelques mots griffés d'une écriture de maître par son amant. Quelques larmes mouillent encore le papier, signe que Leigh a pleuré.

Spoiler:
 

Trop choqué pour réagir, pendant plusieurs minutes Eliakim reste sans bouger. Enfin une colère sourde, la douleur le fait hurler. Il pousse un hurlement de bête en déchirant cette lettre, il se lève, frappe dans la table basse, se jette sur les meubles et jette tout au sol. Il pète les plombs, il hurle en ravageant cette appartement. Ce lieu d'amour qui autrefois renfermait un couple heureux et amoureux. Et sans force, épuisé, il s'agenouille dans les débris de meubles, de nourriture, d'objets. Il pleure. Son amour perdu, sa douleur. Pourquoi ?


Aimer, c'est donner à l'autre le pouvoir de vous détruire, tout en comptant qu'il n'en fasse rien.

L’hôpital croule sous les visites, les infirmières, les médecins passent devant lui et personne ne le voit. Assis au sol, la tête entre les genoux il respire doucement. Les larmes coulent sur ses joues sans qu'il ne fasse rien pour retenir ses pleures. Parfois ses épaules frémissent d'un frisson de froid. L'hôpital est surchauffé et pourtant il meurt de froid, nous sommes en plein hiver et il ne porte qu'un bermuda et un débardeur. Il a enfilé ce qu'il a trouvé lorsque Alice a perdu tout ce sang dans son appartement. Voila des heures qu'il attend sans que personne ne lui adresse le moindre regard. On refuse de lui donner le numéro de chambre d'Alice, il attend alors qu'on veuille bien lui donner des nouvelles. L'odeur aseptisée lui fait tourner la tête mais il ne quitterait les urgences pour rien au monde, il veut savoir où est sa femme. « Excusez moi... Vous attendez qui ? » Il sursauter et lève la tête evrs un homme en blouse blanche, un médecin. L'air gentil, adorable même, ce dernier lui tend une main amicale. Eliakim se relève en attrapant la main tendue du médecin. « Alice Kensington. Je suis son... Mari. » Murmure le professeur. Le médecin lui assure qu'il revient et enfin repart rapidement. Eliakim marche un peu dans le hall d'accueil, sans voir les patients qui le regardent. Il a les cheveux en bataille, les yeux rouges, des griffes un peu partout dans le cou. « Elle refuse de vous voir Monsieur... ? » Il se tourne vers le même médecin qui est arrivé sans qu'il ne l'entendre. « Crowlley. Et le bébé ? Comment va mon bébé ? Dites moi juste ça ! » Le médecin baisse la tête, affiche une petite mine. « Miss Kensington a perdue le bébé. Elle a été transferée dans un autre service pour se reposer. » Il regarde le médecin sans le voir. Sa respiration se coupe, son cœur rate un battement douloureux. Impossible, son bébé ? Eliakim perd un peu l'équilibre, le médecin et une infirmière viennent le soutenir. « Donnez moi le numéro de sa chambre. » Demande Eliakim mais le médecin lui répète qu'elle refuse de le voir.

La douleur, la haine, la colère s'empare de son être. Il demande encore le numéro de sa chambre en hurlant, tremblant de rage. Il veut, il doit la voir. Il faut deux médecins et une piqûre de calmant pour maîtriser Eliakim qui vient d'envoyer valser un chariot de repas, sous la colère. Trop faible, le professeur tombe à cause des calmants. Il  est transféré dans une chambre pour la nuit. Il a perdu Alice, la seule femme qu'il a profondément aimé. Elle n'est plus sienne. Dans la nuit il essaye de se lever, d'entrer dans toutes les chambre pour la retrouver mais il est rattrapé par un médecin qui lui fait une autre piqûre. Incapable de résister au sommeil artificiel, il tombe encore. Dans quelques heures un médecin viendra lui dire que Alice lui confie leur bébé pour s'en occuper. Dans quelques heures il mettra son enfant en terre, seul. Face à un petit lac dans un cimetierre privé, le paysage est magnifique, paradisiaque pour accueillir un ange. Pas de Leigh, d'Eden, de Rae, de Liam. Pas d'Alice. Il est seul, désespérément seul. Et une voix dans sa tête lui murmure qu'il l'a cherché.

© Chieuze



Breeony I. Walsh : "Je m'enfile des gens au lieu de les prendre ... par les sentiments"
L. Alice Kensington : Ca fait très Eliakimesque comme déclaration

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