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 « Here we are. Let's play. Let's live. Let's love. » † Alexandre

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STUDENT — l'élitisme est maitre mot


☆ date d'arrivée : 17/11/2015
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MessageSujet: « Here we are. Let's play. Let's live. Let's love. » † Alexandre   Mar 17 Nov - 14:07

Alexandre S. Herondale
« Ceux qui pensent qu'il est impossible d'agir sont généralement interrompus par ceux qui agissent. » † James Baldwin


identification complète Alexandre Stephen Herondale. Alex. Tenez-vous-en à Lex. âge 25 ans. lieu/date de naissance 18 septembre ; Oxford. études suivies et année 8ème année ; Musique. job Batteur chez les Dingoes. orientation sexuelle Bisexuelle. statut Célibataire. statut social ££££ . caractère Fier † Sociable † Intelligent † Franc † Sincère † Optimiste † Protecteur † Serviable † Jaloux † Possessif † Impulsif † Éventuellement violent † Sang chaud † Charmeur † Coureur † Sportif † Un soupçon narcissique † Parfois égocentrique † Passionné † Impliqué † Rêveur † Perfectionniste † Ouvert d'esprit † Bavard † Têtu groupe Student. avatar M.Pokora.

Welcome to the jungle
FEAR Je suis le fils d'un homme violent. J'ai régulièrement été battu par mon père et j'en porte les cicatrices. J'avais cinq ans lorsque ma mère a cessé de vivre sous le même toit que moi, et je ne l'ai revue que bien plus tard, apprenant par la même occasion la raison de son éloignement. VIOLENCE Le jour de mes dix-huit ans, j'ai répondu aux coups de mon père. Je l'ai frappé jusqu'à ce qu'il soit incapable de riposter. Jusqu'à ce qu'il soit incapable de se défendre. Jusqu'à ce qu'il soit incapable de se mouvoir. Depuis ce jour, il m'arrive de perdre le contrôle et de frapper jusqu'à n'en plus pouvoir. Quelqu'un qui l'a cherché, un mur, un objet. J'ai cette part incontrôlable de violence qui sommeille au fond de moi. TRAVELLING Après l'incident avec mon père, j'ai pris un sac de voyage, enfourné autant d'affaires que possible dedans, de l'argent, de quoi manger quelques jours, et je suis parti. J'ai fait du stop jusque Londres. De là j'ai pris un bus jusque les côtes de la Manche. J'ai pris le ferry. J'ai de nouveau fait du stop jusqu'à frapper, en piteux état, à la porte de ma mère. C'est là que j'ai repris une vie normale, à l'abri de la violence paternelle, durant près de trois ans. FAMILY C'est une part tellement importante de ma vie … Mon point d'encrage, mon équilibre. Je suis enfant unique du côté de mon père. J'ai un petit frère de 19 ans et une petite sœur de 17 ans du côté de ma mère – qui est d'origine française, ce qui me vaut mon prénom à consonance française, j'ai pensé à le dire ? Je m'entends à la perfection avec eux, même si je les connais très peu. Je suis aussi le grand cousin hyper-protecteur de miss Daisy Hamilton, car nos mères sont sœurs. HOBBIES La musique rythme mes journées. Guitariste en premier lieu et depuis devenu bassiste, et finalement batteur par le hasard de ma famille recomposée, je ne me passe pas de la musique. Il m'arrive de chanter, aussi, mais uniquement dans la salle de bain car je déteste ma voix, alors qu'elle n'est pas si mal que ça, il paraît. Je suis aussi un sportif. J'ai besoin de sortir courir chaque jours, d'entretenir ma forme et mon corps. Mon corps qui est mon œuvre d'art, d'ailleurs. En sept ans, je l'ai recouvert de tatouages qui racontent mes combats et mes fondamentaux.

The story of my life
On ne choisit pas ses parents. On ne choisit pas sa famille. Sinon il fallait dire que j'aurais choisi de naître sûrement peu importe où mais pas dans cette famille. Je suis l'enfant d'une union entre un homme violent et une femme trop douce et trop éperdument amoureuse pour faire front. J'ai toujours été un punching-ball miniature, heureusement pour moi que ma mère avait autant de douceur envers moi que mon père de violence. N'empêche, j'ai grandi dans la peur, et aucun enfant ne devrait connaître ce sentiment, pas venant de l'un de ses parents. Vous imaginez que ça a été un peu dur de m'épanouir dans ce contexte compliqué. Et puis je suis passé pour le roi des tâches et j'ai juste encaissé, déjà tout jeune. On expliquait les bleus par « oh il s'est cogné contre un meuble » ou « il a glissé dans les escaliers » et bien sûr ce n'était pas le petit garçon que j'étais qui aurait démenti face aux adultes. L'âge de la rébellion est arrivé bien plus tard. Je me suis forgé le caractère – mais pas seulement – bien plus tard.

J'ai toujours été un petit garçon vif d'esprit, mais très posé. En même temps je n'avais pas le droit à l'erreur à la maison et je reproduisais exactement le même comportement à l'extérieur. J'étais plutôt introverti à l'époque, même si aujourd'hui ça peut être assez compliqué à croire. Ma vie était un très fragile château de cartes, en équilibre précaire, soutenu par la présence maternelle, menacé par la violence paternelle. Et tout s'est effondré lorsque ma mère est partie. J'avais à peine cinq ans. Un jour une dispute a éclaté, bien plus violente qu'à l'accoutumée. Mon père était parti de la maison, comme toujours après ses écrasants coups de colère, et ma mère avait rempli une valise. Elle m'avait embrassé, serré très fort dans ses bras en me disant d'être sage, qu'on serait bientôt réuni. Bientôt fut long de treize ans, parce que moi je suis retourné la chercher. Elle n'est jamais revenue pour moi, me laissant exposé seule face à la violence de mon père, laissant les gens me regarder avec pitié pour être le fils d'une femme ayant lâchement abandonné mari et fils pour refaire sa vie ailleurs, avec son amant sûrement, une femme ignoble n'ayant aucun honneur et ayant déshonoré son mari, plongeant son fils dans la détresse. C'était la version invoquée par mon père.

Les années qui ont suivi ont été un véritable calvaire. Mon père ne s'est jamais calmé. Il n'y a jamais eu d'autre femme à la maison pour s'occuper de moi. J'ai été livré à moi-même très tôt, et personne ne s'est rendu compte de rien durant tout ce temps-là. Mon père était un habile manipulateur, et il mettait les choses sur mon instabilité provoquée par l'abandon que ma mère m'avait fait subir. C'était trop facile, comme répartie. C'était trop simple, et ça marchait trop bien. Je me suis accroché à ce que j'ai pu pour garder un minimum la tête haute, et mon passe temps est devenu la musique. C'était quelque chose que mon père tolérait que je fasse, et j'ai commencé assez jeune par le solfège, puis j'ai fait de la guitare. C'est ma première réelle formation musicale, mais aujourd'hui pas ma favorite. Sauf que je me défends plus qu'honorablement ainsi. Souvent, aussi, pour éviter les coups, je sortais courir, ne rentrant que de longues heures après, espérant juste pouvoir monter m'enfermer dans ma chambre sans que mon père ne me tombe dessus. Parfois ça marchait. Parfois c'était inutile, je prenais sur la tronche en ayant juste la force de ne pas gémir sous les coups. Vous ne vous imaginez même pas à quel point c'est inhumain de grandir sous la peur. J'ai développé une part de colère, de haine, de rage à l'état pur, qui a longtemps couvé tout en restant maîtrisable. Puis le Diable est sorti de sa boîte.

J'avais dix-huit ans le jour même. Les choses se s'étaient faites sans chichis. Mon père y avait à peine songé, et c'était mes proches qui avait eu l'air de le lui rappeler. Cousins, cousines, oncles, tantes, amis d'enfance, tout le monde avait eu une petite attention pour moi. Mon père avait visiblement décidé de m'ignorer royalement, et j'avais presque vécu une journée sans crainte. C'était tellement rare que je l'avais savourée. C'était un mercredi, et mon père et moi étions en tête à tête à la maison pour l'après-midi. Il m'avait demandé de ne pas sortir, et j'avais annulé mes projets de course à pieds et de basse – mon nouveau passe-temps favori à l'époque, l'instrument que j'avais dans la peau depuis quelques temps. C'était difficile de résister à mon père surtout quand il semblait dans de bonnes dispositions. Au fond de moi, je voulais encore y croire. On avait passé quelques heures à discuter, assez maladroitement il fallait le dire, mais je ne m'étais pas senti menacé, et ça m'avait fait du bien, pour une fois. Et puis, en fin d'après-midi, quelqu'un était venu sonner à la porte, avec une lettre recommandée française pour moi. Et juste moi, maintenant que j'avais dix-huit ans. J'avais pris la lettre pour aller m'enfermer dans ma chambre en sentant la tension monter chez mon père. Il avait fermé les poings quand j'avais signé le bon et refusé qu'il prenne ma lettre, et j'avais plutôt envie d'échapper à sa colère. Je ne voulais pas me battre avec lui. Non, rectification. Aujourd'hui je n'avais aucune envie d'essuyer ses coups. C'était mon anniversaire, et je me sentais bien, alors je ne comptais pas vraiment ressortir d'ici avec un coquard que je risquais d'avoir du mal à expliquer, avec mon naturel calme et introverti – enfin, ce que les gens pensaient être mon naturel, puisque c'est ce qu'ils voyaient de moi.

Je m'étais donc assis sur mon lit, de l'autre côté de ma porte verrouillée, pour ouvrir la lettre, et découvrir une écriture qui m'avait fait manquer un battement de cœur. Je ne l'avais pas revue depuis des années, mais elle était de ces écritures qui ne changent pas, et surtout qu'on n'oublie pas. C'était l'écriture de ma mère, et sa lettre était un grand appel au pardon. Elle m'y expliquait les lettres qu'elle avait envoyé, et auxquelles mon père avait répondu que je n'avais aucune envie d'avoir des nouvelles d'elle. Elle tenait au moins à en envoyer une dernière, une que je recevrais moi-même, vraiment, et à laquelle je pourrais choisir ou non de répondre, après quoi elle saurait réellement à quoi s'en tenir. J'ai passé un long moment à lire et à relire cette lettre, très calmement, voire même trop. Mon regard s'était arrêté sur son adresse, à plusieurs reprises. Puis finalement j'avais profité que le calme sois retombé sur la maison pour quitter ma chambre discrètement et aller fouiller le secrétaire du bureau qui se trouvait à la porte d'à côté. J'étais tombé sur les lettres de ma mère, une pour chaque anniversaire passé sans elle. J'en aurais bien lu une, mais les pas de mon père m'ont indiqué qu'il montait. C'était le moment où j'allais passer un salle quart d'heure pour avoir bravé les interdits et fouillé son bureau. Surtout que maintenant que j'avais découvert ses mensonges à propos de ma mère, je n'allais pas rester stoïque. Et comme je m'y attendais, à la seconde où il avait passé la porte, son visage s'était fermé et tous ses traits s'étaient tendus. Il s'était jeté sur moi et je n'avais pas tenté d'esquiver. Au moment même où il me mettait un revers de la main, faisant exploser ma lèvre inférieure, une rage incontrôlable était montée en moi. Pour la première fois de ma vie, j'ai répliqué contre cet homme qui m'avait élevé malgré tout, et j'avais frappé, frappé fort, frappé sans me retenir, jusqu'à ce qu'il tombe. Je m'étais écorché les articulations et j'avais essuyé des coups, et durant tout notre combat des insultes avaient fusé. J'avais craché tout ce que j'avais sur le cœur, et lui il avait craché tout ce qu'il pensait du mauvais fils que j'étais, du raté que je serais toujours et du lâche que je devenais. Mais il pouvait bien dire ce qu'il voulait, celui qui restait debout, c'était moi. Il avait fini étourdi par les coups, incapable de se relever, couvert de sang, avec une respiration sifflante. J'étais à peine en meilleur état, mais je m'en fichais royalement.

J'avais récupéré mes lettres, mes précieuses lettres et j'étais sorti de la pièce, indifférent aux sons de protestation de mon père. Si je titubais, lui n'était pas capable de se relever, et il ne le serait pas avant un moment. Je ne savais pas trop comment je réussissais à tenir sur mes pieds, mais je le faisais, et ça m'a permis de rassembler mes affaires. Dans un simple sac à dos j'ai jeté quelques fringues, mes papiers d'identité, mes économies, mon téléphone et son chargeur. J'avais aussi glissé mes lettres dedans, prenant à peine garde que certaines étaient constellées de gouttes plus ou moins impressionnantes de sang. Je ne prenais pas plus garde à ma tenue ni à mon visage contusionné et coupé à plusieurs endroits. Il recommençait à bouger dans la pièce d'à côté, et je n'étais pas en état de recommencer l'affrontement. L'un de nous allait y laisser sa peau, sinon, et ça serait sûrement moi. Je ne comptais pas vraiment mourir tout de suite, vous voyez. Je m'étais donc dirigé sans vraiment y penser jusque chez quelqu'un en qui j'avais confiance et sans trop me rappeler comment j'avais sonné à sa porte. Heureusement, ses parents n'étaient pas là. J'avais passé un long moment chez elle, déjà à lui expliquer le pourquoi de mon état, puis le pourquoi de ma présence avec mes affaires sur le dos. Elle avait insisté pour s'occuper des dégâts visibles, et je m'étais laissé faire sans broncher, complètement anesthésié par le choc de ce qu'il s'était passé, de ce que j'avais fait, appris. Puis elle avait fait tout ce qu'elle avait pu pour me retenir et c'était inutile. Je devais partir sinon j'allais finir mort sous les coups de représailles. Le seul compromis que j'ai pu faire a été de lui promettre de l'appeler dès que je serais arrivé à destination et d'un jour passer chercher la basse que je laissé chez elle. J'avais embarqué mes deux instruments, certain de les retrouver détruits sans cela, et je ne pouvais pas me permettre de me charger autant. Nous avions promis, et j'étais reparti.

Mon voyage a duré un long moment. J'ai quitté Oxford en stop. J'ai rejoint Douvres comme ça, puis j'ai pris le ferry, débarquant à Calais. Puis j'avais alterné le stop, la marche, le bus, parfois le train si je m'étais fait de l'argent en jouant de la guitare dans une rue, et j'avais traversé toute la France, jusque le sud, jusque Marseille, avec mon français extrêmement approximatif et mon accent à couper au couteau. Heureusement que l'anglais restait une langue connue dans tous les pays par pas mal de monde, sinon je ne m'en serais sûrement jamais sorti. Et c'est finalement épuisé qu'un matin j'ai toqué à l'adresse indiquée sur la lettre, plein d'appréhensions. Lorsqu'un homme a ouvert, j'ai eu un léger mouvement de recul, avant de me présenter rapidement, voyant son expression passer de surpris de me trouver là à quelque chose de beaucoup plus indéchiffrable. J'avais l'impression qu'il ne me croyait pas, alors je sortis la dernière lettre de ma veste abîmée et je la lui tendis, parce que c'était ma meilleure preuve de bonne volonté. Ça serait toujours plus efficace que d'essayer de m'exprimer dans mon français extrêmement limité. Finalement il appela quelqu'un à l'intérieur en me rendant ma lettre que je rangeais précieusement à sa place. Je ne savais si j'étais le bienvenue ou non, et je ne comptais en aucun cas prendre le risque de me faire virer sans récupérer ma lettre ; à vos yeux c'était peut-être bête, mais il s'agissait de mon trésor, et c'était ce qui m'avait poussé sur la route. Finalement, en entendant des talons claquer dans le hall d'entrée de la demeure, je relevais la tête, et mon cœur rata un battement. Les années m'avaient sûrement changé, mais elles semblaient avoir épargné ma mère. Un sourire hésitant étira un peu mes lèvres, tandis que j'étais incapable de parler. Treize longues et difficiles années avaient creusé un fossé entre nous. Même si en ayant lu ses lettres je ne lui en voulais plus, je ne savais pas comment réagir à cet instant.

C'est finalement elle qui m'avait pris dans ses bras, le visage plein de larmes, et nous avions passé un long moment à nous enlacer en ne disant pas grand-chose d'extraordinaire. Enfin, les choses s'étaient faites progressivement. J'avais commencé par tenir ma promesse, prévenir que mon voyage prenait fin, sans entrer dans les détails. Plus tard, j'avais prévenu les personnes qui avaient du s'inquiéter de ma disparition. Enfin, j'avais rassuré tout le monde, puisque j'allais bien. J'allais vraiment bien, pour la première fois depuis trop longtemps. Cependant, le naturel méfiant qui me venait de mes années passées avec mon père n'était pas là de s'envoler, et même si j'avais vécu dès mon arrivée chez ma mère, entouré de son nouvel époux et de ses deux enfants, il m'a fallu un long moment pour m'adapter et commencer à accepter de parler de moi. La cohabitation n'était pas forcément facile, principalement au niveau de la barrière de la langue, puisque les origines de ma mère étaient françaises et que donc tout ce petit monde parlait couramment français, et moi à peine. Et puis j'avais vraiment du mal à faire confiance à mon beau-père et à rester seul dans une pièce avec lui, même s'il n'avait fait preuve que de gentillesse envers moi. Mais progressivement les choses se sont faites, j'ai fait des efforts pour apprendre le français et mieux m'exprimer, et puis toute la famille avait tout de même des bases en anglais. On avait tous un peu compensé nos lacunes, et finalement j'ai appris à faire confiance à la nouvelle famille de ma mère. De cette confiance avait découlé de l'amour et j'avais trouvé un autre père, beaucoup plus présent pour moi, beaucoup plus patient. Qui n'avait surtout jamais levé la main sur moi. Et puis on avait un langage en commun, un langage qui me permettait d'exprimer ce que je ressentais sans y mettre de mots ; mon beau-père était professeur de musique dans un collège, et batteur dans un groupe de copains. Ils se produisaient entre eux et pour les événements de quelques proches éventuellement, mais c'était très confidentiel. On avait commencé par s'entendre en jouant de la guitare et de la batterie ensemble, et puis il m'avait appris à jouer de la batterie. Et aujourd'hui je touche carrément ma bille. Ça me permet de m'exprimer beaucoup plus. Il n'empêche qu'à l'occasion je me défends encore plus qu'honorablement avec ma guitare ou ma basse, même si je l'ai laissée de côté depuis longtemps.

En fait, les années que j'avais passé chez ma mère avaient été mes plus belles. J'avais retrouvé ma confiance en moi, je m'étais aussi ouvert au monde, et même si je n'avais pas réussi à juguler la colère qui montait parfois à travers, elle n'avait jamais facilement pris le dessus. J'avais beaucoup changé, en ces trois ans au milieu de ma famille, à me sentir entouré et aimé, respecté. J'avais forgé un caractère tout neuf, beaucoup plus extraverti, ouvert sur les autres grâce au langage universel de la musique, mais aussi connu mes premiers sentiments amoureux, et pour la première fois à la liberté. Ça c'était traduit par beaucoup de sorties, quelques départs en vrilles aussi, parfois des erreurs, mais surtout par les tatouages qui sont aujourd'hui partout sur mon corps. Parce que c'est devenu un véritable exutoire pour moi, et que ça ne m'allait pas si mal. De toute façon ça me plaisait, alors pour le reste. Voilà en réalité comment j'ai vécu sûrement trois des plus belles années de ma vie, même si au niveau de ma scolarité tout ne s'est pas exactement passé comme je l'aurais voulu. J'ai eu un peu de mal à me faire à l'école française, il fallait l'avouer, avec la barrière de la langue et ce genre de détails problématiques … Mais c'était un détail, j'étais encore jeune de toute façon, et ce n'était jamais une année de perdue. En fait rien n'aurait pu entamer mon bonheur durant ces années-là.

Et puis, j'avais un peu moins de vingt-et-un ans lorsqu'un appel d'Angleterre me parvint. C'était une des rares personnes à avoir mes nouvelles coordonnées qui m'appelaient pour me prévenir du décès de mon père, et donc de la nécessité de ma présence à Oxford, parce qu'on me cherchait partout. Cette information a eu sur moi l'effet d'un véritable coup de massue. Mon père, mort. Ça enterrait mes futiles rêves de gosse d'un jour inverser la balance avec lui. Mais ça mettait aussi fin à son règne de terreur. Et oui, il faudrait que je retourne à Oxford. Récupérer mes affaires si certaines étaient encore chez mon père, par exemple. Ça ne serait sûrement pas un moment facile, parce que j'imaginais déjà comment on aller me regarder, et surtout ce que mon père avait pu inventer sur la raison de mon départ précipité. Je m'attendais à tout, avec lui. Vraiment à tout. J'avais donc fait part de la situation à ma mère avec beaucoup de détachement. Sûrement trop, parce que ça restait mon père, mais ce que j'avais vécu m'avait terriblement éloigné de lui. Et puis j'avais juste fait une valise en bonne et due forme, cette fois-ci, avant de prendre l'avion direction Londres, et d'attraper un taxi direction Oxford. J'arrivais une journée à peine avant les funérailles, mais s'organiser pour prendre le départ depuis la France n'était tout de même pas une mince affaire. Il m'avait fallu une journée. Ma journée sur le sol anglais été passée trop vite, entre mon installation dans un hôtel d'Oxford, mes retrouvailles avec quelques proches triés sur le volet, et surtout le rendez-vous – la convocation même – chez le notaire qui s'occupait de la succession de mon père. J'y avais passé des heures, à signer de la paperasse à laquelle je ne comprenais rien, à observer des clauses très particulières. Toujours est-il que j'étais son fils unique, et son seul héritier. Tout m'appartenait. La maison d'Oxford et le cottage de Portree. Ça je ne m'y attendais pas. Le patrimoine laissé par mon père était quelque chose de suffisant pour passer le reste de ma vie sans m'inquiéter de trouver de l'argent, pour peu que je n'ai pas spécialement de goûts de luxe. Moi qui aurais plutôt pensé écoper d'une plainte pour coups et blessures des années plus tôt …

C'était assez drôle, comme la vie pouvait être pleine de surprises. Enfin, drôle, pas vraiment, c'était de tristes circonstances, même si je ne ressentais pas toute la peine que j'aurais du, mais les choses prenaient vraiment une très curieuse tournure. De fils battu, je passais à seul propriétaire des biens paternels. C'était un sacré changement et je n'étais pas tout à fait certain de la décision à prendre. Revenir à Oxford me tentait réellement, surtout que j'aurais pu reprendre les cours là. J'avais un dossier scolaire qui s'y prêtait tout à fait, avec mon excellente moyenne dans une très réputée école française. Mais d'un autre côté ma famille était en France, et le resterait. J'étais certes assez adulte pour prendre mon indépendance, mais je ne revivais que depuis que j'étais entouré de ma mère et de toute cette partie de ma famille qui ne partageait que la moitié de mon sang. Alors j'étais rentré, profitant de l'été pour en parler avec ma mère, ma meilleure conseillère pour tout, et surtout pour pouvoir mettre mes idées au clair. J'ai profité à fond de ce dernier été en France, puisque j'avais arrêté ma décision et que j'étais revenu à Oxford m'installer et reprendre mes études. Je réapprenais pas mal le fonctionnement de l'établissement, mais au final, je recommençais à m'épanouir tout seul, profitant du peu de voisinage qu'avait le pavillon individuel dont j'étais désormais le propriétaire pour m'exercer corps et âme à la musique. Le bureau était devenu la pièce musicale et la chambre de mon père était restée fermée à clé. Je n'étais pas prêt pour y mettre les pieds. Qu'il soit mort ou non, pour moi c'était l'antre aux punitions, et si je me faisais au reste de la bâtisse sans sa présence tyrannique, cette pièce me donnait encore le frisson. J'avais aussi profité de mon retour dans ma ville natale pour recoller avec certains amis d'enfance. Il y en avait qui me tenaient rancœur d'être parti, et c'était ceux qui ne connaissaient pas l'histoire derrière mon départ. Je ne comptais pas la raconter pour m'attirer leurs bonnes grâces. J'ai donc fait pas mal de tri avec ces personnes qui m'avaient entouré avant, me concentrant autour de ceux qui m'accueillaient de nouveau presque comme si de rien n'était. Mais en trois ans, tout le monde avait changé, ce n'était pas non plus très facile de voir le monde continuer à tourner.

Mon année de retour à l'université s'était parfaitement déroulée. J'avais refait mon trou assez facilement. J'étais quand même beaucoup plus ouvert aux autres depuis mon séjour en France, et surtout plus déconneur. Les soirées d'intégration et les bizutages n'avaient pas réussi à me rebuter, ni à faire plonger mes notes. On m'avait finalement demandé de devenir parrain pour la prochaine promotion, parce que sans avoir mauvaise réputation, on savait que j'accompagnerais mon petit canard aux fêtes, et mes résultats prouvaient que je n'étais pas le pire des éléments. J'avais bien sûr accepté. C'était comme ça que j'avais rencontré Mischa. Bon musicien assidu, pas prise de tête … Typiquement le genre de mec avec lequel je ne pouvais que m'entendre !

Enfin voilà, je pense qu'il n'y a pas grand chose à ajouter. Avec tout ce que j'ai lâché, vous devez avoir une plutôt bonne idée de mon histoire. Je n'ai pas grand chose à dire sur les toutes dernières années. J'ai pris mon pied dans ma vie. Il n'y a que ça qui compte vraiment. Le reste, ce n'est que du détail. Je suis devenu batteur chez les Dingoes. Ça fait un moment maintenant. Je suis en huitième année de musique. Je m'éclate comme jamais, dans ce que je fais. Je suis enfin heureux. Et pour le reste, tout a été dit !

Que répond le petit whisky à ces QUESTIONS TORDUES ?
Que représente Oxford pour toi ? Le passé et le futur, l'ancien et le nouveau moi, le joug implacable de mon père et ma liberté d'exister. Oxford est mon monde de demies-teintes, de joies et de peines, de bonheurs et de douleurs.
Plutôt bon verre de scotch ou shots de tequila ? Scotch. Rien n'égale le scotch. On ne résiste pas au scotch.
Il parait que le sexe c'est mal, t'en penses quoi toi ? Le sexe c'est la vie. Le sexe donne la vie. Le sexe fait se sentir vivant. Le sexe c'est le bien.
As tu fait quelque chose dont tu n'es pas très fier ? J'ai frappé mon père jusqu'à ce qu'il ne soit plus capable de répliquer. À la réflexion, je me demande si je n'en suis pas fier, en fait.
Ça te fait quoi quand l'Oxymoron publie des infos sur toi ? Tant que ça parle sur moi au moins on sait que c'est vivant, ce truc là. Franchement, vous pensez qu'il y a beaucoup de choses à dire sur moi ?
Je suis sûr que tu as une petite manie insupportable, laquelle? Même quand je suis en tord, je ne suis pas facilement enclin à m'excuser. C'est éventuellement problématique, comme situation.

pseudo/prénom Blood. âge 19 ans. lieu d'habitation Nord. J'suis une Ch'ti moi. où as-tu connais le forum Au hasard de la recherche de gifs. t'en penses quoi? Je l'aime. Scénario ou Inventé? Inventé. Voulez-vous un parrain pour vous aider sur le forum ? Non merci. un dernier mot? J'vous aime :love:

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ADMIN — les maitres du royaume


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MessageSujet: Re: « Here we are. Let's play. Let's live. Let's love. » † Alexandre   Mar 17 Nov - 14:29

Félicitations, tu es validé !
jusqu'à l'excès
Je me suis laissé prendre dans ton histoire, vraiment j'adore ta façon d'écrire c'est un plaisir sans fin de te lire :love: Eliakim et Lex ont des points communs, une enfance difficile, faudra qu'on voit ça :siffle: Tu es évidemment validé chaton !

Vérifie que ton avatar est dans le bottin. Tu intègres, à partir de maintenant, les Oxford Student . Tu peux à présent te balader et poster dans tout le forum comme bon te semble. Tu peux aller demander des liens, des rps, ou encore intégrer un club ! Ouvres toi une page Instagram, et crées-toi un téléphone portable ! Tu peux aller flood ou discuter sur la Chatbox ! N'hésites pas à proposer un scénario ou à poster une recherche de lien important ;) Si tu as des questions n'hésite pas :coeur: Et surtout éclates toi sur Jusqu'à l'exces !



   
This Love
Mais la passion est comme une drogue : en connaître les effets ravageurs n'a jamais empêché personne de continuer à se détruire après avoir mis son doigt dans l'engrenage.
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ASTRAL — against the system


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MessageSujet: Re: « Here we are. Let's play. Let's live. Let's love. » † Alexandre   Mar 17 Nov - 14:30

MAAAAAAAAATT :eeee: :11: :bril: :24: :26: :bave: :29: :wai: :waii: :nya: :57:
Excellent choix d'avatar :perv:

Rebienvenue ma belle et bon courage pour ta fichette :love: (bien que je suppose qu'elle soit terminée :zad: )



- Ils vivent parce qu’ils se cherchent et les soleils tomberaient en poussières si l’un d’entre eux cessait d’aimer. -
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STUDENT — l'élitisme est maitre mot


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MessageSujet: Re: « Here we are. Let's play. Let's live. Let's love. » † Alexandre   Mar 17 Nov - 15:09

Merci les amours :love:


White Trash

ACIDBRAIN
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Invité
Invité




MessageSujet: Re: « Here we are. Let's play. Let's live. Let's love. » † Alexandre   Mar 17 Nov - 19:20

ENFIN le cousin de Daisy est dans la place !!! :pompom: :pompom:
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POSH — rich, class, spoilt, filthy


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MessageSujet: Re: « Here we are. Let's play. Let's live. Let's love. » † Alexandre   Mar 17 Nov - 20:37

Bloody chérie *-*


"Smile and keep on"
And there you stand opened heart--opened doors
full of life with the world that's wanting more.
But I can see when the lights start to fade,
the day is done and your smile has gone away.♛ by endlesslove.
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STUDENT — l'élitisme est maitre mot


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MessageSujet: Re: « Here we are. Let's play. Let's live. Let's love. » † Alexandre   Mar 17 Nov - 20:56

Merci de l'accueil les amours :love:


White Trash

ACIDBRAIN
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RIOT — rich, rotten, spoilt, filthy


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MessageSujet: Re: « Here we are. Let's play. Let's live. Let's love. » † Alexandre   Mer 18 Nov - 16:33

Re-bienvenue parmi nous ! (ton perso est une tuerie) :waii: :love:



Sans solitude, sans épreuve du temps, sans passion du silence, sans excitation et rétention de tout le corps, sans titubation dans la peur, sans errance dans quelque chose d'ombreux et d'invisible, sans mémoire de l'animalité, sans mélancolie, sans esseulement dans la mélancolie, il n'y a pas de joie. — Pascal Quignard.
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MessageSujet: Re: « Here we are. Let's play. Let's live. Let's love. » † Alexandre   Mer 18 Nov - 19:06

Merciiiiiii :love:


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MessageSujet: Re: « Here we are. Let's play. Let's live. Let's love. » † Alexandre   

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« Here we are. Let's play. Let's live. Let's love. » † Alexandre
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