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 « Take a load off, Fanny » Will & Rae

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MessageSujet: « Take a load off, Fanny » Will & Rae   Mer 25 Mai - 19:02

Take a load off, Fanny
Will & Rae

« I pulled into Nazareth, was feelin' about half past dead. I just need some place where I can lay my head... »

Pour une fois, je m’étais mis à chanter. Je m’accompagnais bien évidemment de ma guitare, mais en général je préférais laisser mes élèves chanter à ma place. Je n’avais pas une mauvaise voix, mais c’était tout simplement moins mon domaine. Il faisait terriblement chaud et je m’étais assis dans l’ombre d’un bâtiment, sur une minuscule parcelle d’herbe qui me permettait d’observer les gens de loin. Je m’étais isolé pour ne pas qu’on m’entende, pas par honte mais j’avais une image à conserver. Monsieur Rivers ne chante que quand il est seul.

Bien au-dessus de moi, une fenêtre du bâtiment dont je ne connaissais pas la fonction était ouverte, mais je pensais ne déranger personne. La fenêtre se trouvait deux ou trois mètres plus haut et je n’avais entendu aucune voix, ce qui m’indiquait qu’il n’y avait personne. Et puis, c’était à peu près le seul coin qui n’était pas envahi par les étudiants, ce qui ne me laissait pas trop le choix. Quoi qu’il en soit, je m’étais lancé dans The Weight du groupe The Band. C’était une chanson que j’affectionnais particulièrement, parce qu’elle faisait sourire ma fille quand je la lui chantais. Ca me faisait mal au cœur de la jouer, mais quelque part ça me rapprochait d’elle d’une façon inexplicable. Je ne l’avais plus vue depuis tellement longtemps, et jouer une chanson qu’elle aimait lorsqu’elle était bébé me faisait du bien.

Mes lunettes de soleil sur le nez, les jambes étendues sur l’herbe, mon dos posé contre la pierre du bâtiment, je chantais, doucement. « I picked up my bag, I went lookin' for a place to hide. When I saw Carmen and the Devil walkin' side by side… » Et j’étais bien.  

Pour l'ambiance, clique :zad::
 
 

Emi Burton
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MessageSujet: Re: « Take a load off, Fanny » Will & Rae   Jeu 9 Juin - 12:25

Dégager Louise de son rôle de secrétaire et la renvoyer en France : check.
Dégager Teddy Gilmore de l’équipe de polo et le priver de son rôle de capitaine : check.
Dégager Saoirse de sa vie pour qu’elle puisse respirer : en cours.
Dégager les boursiers pompant l’air et le fric d’Oxford avec l’aide de Daisy : en cours.
Dégager Gabriel et son air débonnaire du corps professoral : en cours.

Rae, d’une main de maître, jongle d’un projet à l’autre ; projet de longue haleine, à faire dans l’ombre de l’administration pour ne pas éveiller les soupçons, afin de satisfaire un instinct malsain. Peu à peu, les pièces de l’échiquier de l’Irlandaise prennent vie, loin d’un « Echet et Mat », incertaines, avant de venir se frotter les unes contre les autres. Tombera, tombera pas – en attendant, Phoenix tient bien sur ses deux jambes, à éplucher les dossiers des étudiants, vautré dans un fauteuil défoncé qu’elle offre en principe aux visiteurs. Deux fois par semaine, le trentenaire vient squatter son bureau, conscient de l’emmerder, conscient que l’Irlandaise veut le voir dégager au plus vite. Pourtant, avec le temps, les deux individus arrivent à se supporter, entre deux « va te faire foutre Fitz » et « t’as un nom à la con, Feurbach ». Dire qu’elle l’apprécie serait mentir ; elle ne fait que supporter sa présence, trop occupée pour lui accorder toute son attention, trop dérangée pour apprécier une personne contre laquelle se mesurer. Mais en cette journée ensoleillée, Phoenix a déserté son bureau plus tôt que prévu, la laissant seule dans la chaleur étouffante de son bureau, seule avec ses pensées, seule avec ses réflexions. BAM, tu dégages. BAM, tu restes un peu plus longtemps que prévu. Et c’est alors qu’elle est plongée dans le dossier de quelques étudiants, vérifiant que tout soit à jour, qu’un musique lui parvient depuis l’extérieur.

Elle laisse passer, la Fitzpatrick. Elle laisse passer parce qu’elle pense que ça ne va pas durer, que c’est juste momentané. Elle laisse passer, aussi, parce qu’elle apprécie la distraction, au début – seulement au début. Après, ce n’est qu’une confusion de son, l’impossibilité de travailler correctement sans être dérangée ou, au pire, distraite. Elle passe plus de temps à écouter qu’à lire, plus de temps à ne rien faire, en soit, et ça l’emmerde. Serrant les dents, elle finit par jeter un coup d’œil par la fenêtre pour découvrir un mec allongé sans l’herbe, guitare à la main et foin au coin de la bouche – ou presque. Penchée par-dessus le rebord, elle observe quelques instants ; l’Irlandaise n’est pas des plus physionomistes, surtout en n’ayant que le haut d’un crâne pour juger, un crâne vu de trop près vu que son bureau se trouve en rez-de-jardin. Elle finit par ouvrir entièrement la fenêtre, ne pense même pas à s’annoncer.

« T’as raison. J’appelle pas Carmen mais tu ferais mieux de prendre ton sac et d’aller te cacher quelque part, » finit-elle par lâcher, acide, le sourire aux lèvres – tant et si bien qu’il est difficile de savoir si elle s’amuse des paroles ou parle avec sincérité. Il faut dire que l’Irlandaise fait tout dans les apparences ; surtout depuis que sa mère lui a dit qu’un sourire est la meilleure des armes. Un sourire pour attendrir, un sourire pour apaiser les pensées, pour tromper l’adversaire ou se le mettre dans la poche. Un sourire, simplement, pour cacher sa verve qui se veut souvent acide, pour cacher un côté de sa personnalité qui se veut abjecte. En attendant, que le jeune homme fasse attention ; s’il advient qu’il fasse parti d’Oxford, Rae est prête à le rajouter à sa liste des « projets en cours ».




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MessageSujet: Re: « Take a load off, Fanny » Will & Rae   Sam 9 Juil - 23:04

Take a load off, Fanny
Will & Rae

Spoiler:
 

J’étais bien là, dans l’herbe, la guitare entre les mains, les lunettes de soleil sur le nez. Le truc c’est qu’un bonheur pareil, ça ne pouvait tout simplement pas durer. C’est une voix de femme qui m’interrompit, apparemment juste au-dessus de ma tête. Je levai donc le nez, pas forcément content qu’on me vole un instant de bonheur comme celui-là. Pourtant, les paroles de la jeune femme me firent rire doucement. Elle me chassait de là, mais elle le faisait d’une façon si amusante que je ne pouvais tout simplement pas lui en vouloir.

« Si tu t’appelles pas Carmen, tu t’appelles comment ? Parce que je n’obéis pas aux ordres d’une personne dont je ne connais pas le nom. »

Il n’y avait rien d’agacé dans ma voix, c’était léger, amusé. Amusé mais pas amusant pour elle, probablement. Je baissai la tête et laissai filer mes doigts sur les cordes de ma guitare comme si de rien était, bien décidé à l’emmerder un peu. Je n’étais pas un emmerdeur de nature, mais j’avais simplement envie de voir sa réaction. Un vrai gamin, oui, je sais. Mais une fois n’est pas coutume, n’est-ce pas ? Tout en continuant à jouer, je levai à nouveau le regard vers la fenêtre au-dessus de moi et ajoutai :

« Sinon tu peux venir me rejoindre, c’est plutôt sympa ! Je peux même t’apprendre la guitare si tu veux. Y’en a qui payent une fortune pour m’avoir comme prof, alors je te promets que c’est un cadeau. »

J’eus un sourire en coin. Ce n’était même pas un mensonge après tout, c’est vrai que les études à Oxford coûtaient une fortune, mais là j’en jouais un peu pour emmerder Carmen. J’étais peut-être prof, mais moi aussi j’avais le droit de m’amuser un peu… restait à voir qui était la personne au-dessus de moi pour voir jusqu’où je pourrais aller !
 

Emi Burton
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MessageSujet: Re: « Take a load off, Fanny » Will & Rae   Mar 9 Aoû - 17:45

Je n’ai pas le temps - triste rengaine qui semble vouloir se répéter avec le temps et les individus. L’Irlandaise n’a pas le temps de s’occuper des réfractaires, de ceux qui se pensent amusant, un brin au-dessus des lois. Elle n’a pas le temps, simplement, parce qu’elle a mieux à faire : traquer, avec obsession, les boursiers. Traquer, toujours avec obsession, ceux qui sont en retard dans leur paiement. Et les faire tomber. Alors, les distractions, aussi bienvenue soient-elles : Rae s’en passerait bien. Elle retient un soupir lorsqu’un sourire vient fleurir sur les lèvres de l’intrus, visiblement amusé par la situation ; elle ne peut s’empêcher de rouler des yeux lorsqu’il se remet à jouer de sa guitare. Récalcitrant ; elle est tombée sur un récalcitrant. Et joueur, de surcroît. L’Irlandaise jette un coup d’œil à son bureau, à deux doigts de s’écrouler sous une montagne de dossier. Et à elle d’hésiter : profiter de la distraction et oublier la masse de travail. Ou, s’y jeter corps et âme, finir au plus vite et rentrer chez elle pour y déguster un bon verre de vin, de préférence un Saint-Emilion, rapporté par Crowlley lors de sa dernière visite en France.

Adossé contre le mur, l’autre trentenaire n’en démord pas, continuant à jouer. Il devait certainement être conscient de l’emmerder, un peu, ou alors un brin suicidaire. Et à lui de l’inviter à le rejoindre, sourire en coin à l’appui. Rae arque un sourcil, étonnée de l’invitation – étonnée et tout à fait méfiante. Avec le temps et les années, l’Irlandaise a appris que les êtres humains ne font jamais rien gratuitement, qu’il y a toujours – même inconsciemment – un juste retour des choses à apporter. Donner pour donner : l’incohérence des bienheureux. Et dans le cas, de la brune, elle est plutôt pour « prendre pour prendre », sans ménagement, se servir sans demander la permission et sucer l’os jusqu’à ce qu’il ne reste que la moelle. Ou rien du tout. Soufflant dans les airs, peu désireuse de rentrer dans ce jeu, la trentenaire préfère mettre fin au jeu qui semble s’établir entre eux, jeu dont elle ne connait ni les règles et dont elle ne possède pas les dés. Sans ménagement, elle attrape les deux battants de sa fenêtre, prête à les claquer.

« Rae », s’hasarde-t-elle finalement. Prénom qui détonne, monosyllabique, aux consonances fortes … un brin masculines aussi. Prénom lâché dans les airs avant qu’elle ne mettre fin à la conversation en faisant claquer les volets.

Une fin hypothétique et illusoire – peut-être trop précipitée pour en être délectable. Et alors qu’elle s’apprête à rejoindre son bureau, Rae continue son chemin vers l’l’open space des secrétaires où leur niveau intellectuel rivalise (avec brio) avec leur capacité à cumuler les ragots. Ragot, ragoter : certainement le seul sujet d’entente avec l’Irlandaise qui semble avoir des yeux partout dans l’université. Partout ou presque ; comment se fait-elle qu’elle ne connaisse pas l’identité du jeune homme, prêt à lui chanter la sénérade.

« Marie ? », demande-t-elle. L’intéressée lève aussitôt la tête.
« Oui ? »
« Tu peux me dire qui campe devant mon bureau ? A l’extérieur ? »
« Will Rivers, professeur de musique, » rétorque une autre secrétaire tandis que Marie se contente d’un visage d’incompréhension … pour le moment.
« Il est là ? OH-MON-DIEU »

Musique. Un vague rictus amusé vient fleurir sur les lèvres de Rae qui, immédiatement, vient de classer Will avec les sujets « EN COURS », tout autant en cours que la relation qu’elle entretient avec Gabriel, professeur de théâtre. Avec le temps, l’Irlandaise ne comprend toujours pas qu’elle est l’intérêt de dispenser des cours d’art si ce n’est que pour jeter l’argent de l’université par la fenêtre. Ses talons claquent contre le sol tandis qu’elle retourne dans son bureau, direction sa fenêtre qu’elle ouvre dans un grincement.

« Will, tu viens d’anéantir ma productivité. Je t’en remercie. » Mauvais départ … mais peut-être pas si mal, ne sachant pas où la conversation va bien l’amener. « Faisons un deal. Pause impromptue, musique et compagnie … mais après, tu vas chanter ta sérénade à une autre Carmen », rétorque-t-elle sans se départir de son sourire, fesses sur le rebord de la fenêtre, prête à l’enjamber pour rejoindre l’extérieur.

Etape numéro une pour faire tomber quelqu’un : l’élever au rang d’ami. Et tout bousiller.




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MessageSujet: Re: « Take a load off, Fanny » Will & Rae   Sam 27 Aoû - 16:14

Take a load off, Fanny
Will & Rae

Rae. Elle s’appelait Rae. J’eus un sourire en coin. Non seulement je n’aurais jamais cru qu’elle me le donnerait, son prénom, mais en plus de ça, il collait parfaitement à son caractère. C’était court, direct, claquant. Elle ferma les volets au-dessus de moi et je ris intérieurement, continuant de glisser mes doigts sur les cordes de mon instrument. Victoire. Je ne m’étais pas fait chasser de mon petit coin de verdure et en plus elle arrêtait de m’emmerder, c’était tout bonnement parfait.

J’enchaînai avec une composition des Dingoes, la seule que je connaissais entièrement par cœur. Je n’avais jamais pris la peine d’apprendre les autres, de toute façon je ne faisais pas officiellement partie du groupe et je ne voulais pas leur voler la vedette. Non pas que je leur ferais beaucoup d’ombre, mais… un prof de musique dans un groupe de jeunes, ça fait tâche. N’est-ce pas ?

Alors que je m’apprêtais à changer de chanson, les volets grincèrent au-dessus de moi et je levai le nez, apercevant à nouveau la tête de Rae qui dépassait. Ca m’apprendrait à crier victoire trop vite. Et en plus elle m’appelait par mon prénom ? Je ne savais pas qui avait cafté, mais en tout cas elle avait mené sa petite enquête à une vitesse incroyable. Je venais d’anéantir sa productivité ?

« Personne n’est vraiment productif par un temps pareil, alors c’est pas une grosse perte, j’imagine. » Je me tus un instant, grattant quelques accords, puis poursuivis : « Sinon, tout le monde m’appelle monsieur Rivers par ici… mais j’imagine que je peux faire une exception pour toi et ta gentillesse hors du commun. » L’ironie pointait dans ma voix, mais Rae semblait avoir du caractère et je ne voulais pas me laisser faire. Pas tout de suite. Fallait jouer, avant.

Le deal qu’elle me proposa me fit lever un sourcil. Elle acceptait de prendre une pause musique… Elle n’était peut-être pas si terrible que ça, au final. « Et si je trouve pas d’autre Carmen ? » lui demandai-je malicieusement. Je lui tendis la main pour l’aider à enjamber la fenêtre – non pas qu’elle en ait vraiment besoin, c’était un geste pour la forme. « Dis-moi… comment tu connais mon prénom ? » lui demandai-je finalement, un sourire quelque peu charmeur aux lèvres. Elle était pas mal, la Carmen. Pas mal du tout.  
 

Emi Burton
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